Mieux vaut tard que jamais comme le dit le dicton.
A la retraite depuis fin 2014, Bernard revient sur ces années passées au service des habitants de notre commune.
Bernard, à toi la parole !
Pour ceux qui ne m’ont pas connu, je fus l’instituteur dans notre beau village de 1971 à 2003.
En 1977, monsieur feu d’Aubigny, alors maire, m’a sollicité pour occuper le poste de secrétaire de mairie instituteur.
A l’époque, tout était fait à la main. L’informatique n’existait pas dans les mairies de campagne.
Dans les années 90, j’ai créé un logiciel de comptabilité/ paies/ élections. Nous n’avions pas les moyens financiers pour nous offrir un logiciel « tout fait ».
Durant mon long parcours de secrétaire, j’ai connu trois maires. Monsieur Henri d’Aubigny, précédemment cité, monsieur Gérard Dupard et Patrick Castel. Un petit parcours de quelques mois avec ce dernier.
J’ai eu la chance d’avoir des équipes municipales qui m’ont permis de participer à l’élaboration de gros projets sans pouvoir de décision bien entendu.
- La confection d’un journal communal.
- La création de la bibliothèque municipale.
- La construction de la salle des fêtes. Et surtout, trouver les moyens pour réaliser un tel projet alors que n’avions pas de « sous ».
- La création de la « maison des associations ».
- L’élaboration d’un projet de création d’un centre village. Qui n’a pas vu le jour.
- La création d’un transport municipal collectif. Qui existe toujours.
- L’installation d’un terrain tennis sur lequel repose, maintenant, le groupe scolaire.
- La création du SIVOS. En 1985. A ce sujet, peut-être est-il bon de rappeler que l’école ne comptait qu’une classe en1971. Puis 2 classes en 1974, 3 classes en 1981, 4 classes en 1985. Le conseil de l’époque avait formulé une demande de création d’un cinquième poste d’instituteur. Refus catégorique de l’Inspection. Emalleville voyait sa classe unique disparaître. L’idée de regroupement scolaire était en marche.
- La construction du groupe scolaire que vous connaissez. Groupe qui fut inauguré en 1999.
- Rappelons que c’était, à l’époque, un projet pharaonique.
- L’élaboration des plans d’occupation des sols devenus maintenant « PLAN LOCAL D’URBANISME ».
- J’oublie volontairement les autres réalisations. La liste serait trop longue.
Toute cette liste pour mettre l’accent sur le fait que je n’ai jamais eu le temps de m’ennuyer !
Comme je l’ai écrit plus haut, avoir eu cette chance de pouvoir participer à tous ces projets et réalisations m’a permis d’être un fonctionnaire acteur.
Autre plaisir procuré par mon activité de secrétaire fut le « Relationnel ».
Nombreux furent les rapports avec les habitants de la commune.
Les écouter, entrer quelque part dans leur monde. Les aider à trouver une solution à leurs problèmes. Tout cela, pour moi, était un devoir. Et un plaisir sans limites.
Occuper le poste de secrétaire de mairie m’a permis également de mieux connaître les familles. Et ce, jusqu’en 2003. Familles dont j’avais les enfants à l’école. Ce qui me permettait de mieux connaître mes élèves.
Mais voilà, fin décembre 2014, la cloche a sonné. Fin de l’histoire. Fin d’une belle histoire.
Je remercie tous les élus que j’ai côtoyés et je salue tous les habitants de la commune.
Petit ajout d'importance : la Chapelle du Bois des Faulx restera « mon » village.